Coudre une robe années 60: le patron S1609
Ces derniers temps, et à ma grande surprise, je suis obsédée par la mode des années 60. Adieu corsages ajustés et jupes évasées des années 50, je ne jure plus que par les robes courtes trapèzes. Voici donc la première d’une (longue) série.



Mais pourquoi?
Si vous suivez ce blog depuis un certain temps, vous savez que je suis une inconditionnelle des années 50. Donnez-moi un corsage ajusté, une jupe très ample et une veste Bar Dior, et je suis comblée ! La tenue que je porte aujourd’hui, entièrement cousue main, ne peut pas mieux refléter mon style…

Alors, pourquoi ce retour aux années 60 ? En toute honnêteté, uniquement pour des raisons d’assortiment. Ma meilleure amie a récemment commencé à travailler dans une boutique de vêtements de créateurs d’occasion, et grâce à ses dons commerciaux, j’ai acheté ce magnifique manteau : Prada, en laine, ultra chic, ultra confortable, idéal pour le printemps anglais.


Mais rien dans ma garde-robe qui n’aille avec, incroyable! J’ai immédiatmment sorti ma machine à coudre pour régler ce probleme !
Revue du patron Simplicity 1609
J’ADORE acheter des patrons sur Vinted
Mon autre (plus ou moins) nouvelle obsession est d’acheter des patrons de couture sur Vinted. On y trouve une multitude de patrons vintage (mais aussi non vintage) à des prix très abordables, et le plus souvent jamais utilisés. Ainsi, avant de coudre cette robe, j’avais déjà amassé une collection assez impressionnante de patrons des années 1960…

Mais je me suis dégonflée pour coudre du true vintage, car d’après mon expérience avec cette chemise, les tailles peuvent être un peu imprévisibles. J’ai donc opté pour un patron vintage réédité (également acheté à un prix imbattable sur Vinted), qui a reçu de nombreux avis positifs sur SewingPatternReview.com.

En quoi consistent les patrons Simplicity Jiffy ?
S1609 fait partie de la gamme Simplicity Jiffy qui, d’après mes recherches très approfondies sur Vinted (hum hum), existe depuis une éternité. Ces patrons sont censés être d’une simplicité enfantine, avec un nombre minimal de pièces, le moins de points techniques possible et peu d’ajustements nécessaires.
Et S1609 répond entitèrement à ces critères : deux pièces principales (une pour le devant, une pour le dos) ; une fermeture éclair invisible à placer dans le dos ; et juste un ajustement au niveau de la poitrine – ce qui signifiait pour moi un FBA (ajustement forte poitrine).



Mon défi principal: l’ajustement forte poitrine
J’ai pris un immense plaisir à coudre cette robe et la coupe est vraiment très réussie : juste assez ample à l’avant pour créer une silhouette trapèze, mais bien ajustée dans le dos pour ne pas ressembler à un sac de pommes de terre…
J’ai choisi la taille 10, comme je le fais toujours pour les patrons ogue/McCall/Butterick/Simplicity, et elle m’allait parfaitement… sauf au niveau de la poitrine ! Je fais un 85E et j’ai toujours, toujours besoin d’un ajustement poitrine. J’ai dû ajouter 2,5 cm, que j’ai entièrement placés dans la pince latérale du buste (hors de question de toucher à la pince de taille). Voici une photo du devant obtenu.

J’ai récemment découvert ce guide très détaillé des ajustements poitrine, je le recommande vivement à toutes celles qui doivent mener ce combat.
Autres modifications apportées au patron
Outre le FBA, j’ai apporté quelques autres modifications au patron :
- J’ai considérablement raccourci la robe pour en faire une mini, car la longueur initiale ne me mettait vraiment pas en valeur.
- J’ai ajouté des manches trapèze, en utilisant celles d’un patron vintage photographié ci-dessus (Simplicity 7914). J’ai également ajouté un passepoil doré : soyons fous !


- J’ai entièrement doublé la robe, car mon tissu (un magnifique crêpe de laine léger) était légèrement transparent. Et de toute façon, je ne supporte pas la laine à même la peau.
Conclusion
C’est le parfait patron de base pour une robe trapèze, que je vais sans aucun doute réutiliser très souvent. Et il est parfait avec mon nouveau manteau. Je suis ravie !



Coudre une jupe ballon maxi
Après avoir passé des mois à en chercher le patron idéal, voici enfin la jupe bouffante longue que j’ai concue moi-même ! Elle est exactement comme je la voulais, donc ça valait la peine d’attendre…



La quête (infructueuse) du patron parfait
Ça fait très longtemps que je rêvait d’une jupe ballon pour moi – des années plutôt que des mois, pour être honnête… Je suis comme ça : quand une idée me trotte dans la tête, je ne lâche pas prise et je ne fais aucun compromis tant que je n’ai pas exactement ce que je veux (demandez à l’entreprise qui a construit notre maison…).
Si vous tapez « patron de jupe bouffante » sur Google, les seuls résultats qui s’affichent sont des jupes très bouffantes en bas – ce qui est exactement ce que l’on veut… mais aussi très bouffantes en haut – absolument PAS. La règle d’or pour toute fille de silhouette en poire comme moi, c’est de NE PAS AJOUTER DE VOLUME AU NIVEAU DE LA TAILLE.
Bref, ce que j’ai trouvé, c’était des modèles comme ceux-là (sans vouloir offenser les créateurs de patrons, mais ça ne convient tout simplement pas à ma morphologie)…



Malheureusement, je ne suis pas douée pour créer mes propres patrons, je peux vous le dire. J’ai une idée très précise en tête, mais j’ai toujours l’impression de me tromper soit dans les mesures, soit dans les proportions. C’est donc à contrecœur que j’ai décidé de créer moi-même le patron de ma jupe ballon longue… et cette fois-ci, c’est une réussite !


Comment concevoir soi-même le patron d’une jupe ballon maxi
Petit avertissement : j’ai utilisé des patrons de jupe que j’avais déjà utilisés pour des robes précédentes, à savoir les modèles B6446 et V9327. Je les ai tellement utilisés qu’ils sont désormais pleins de trous et de déchirures, mais j’ai peur de les modifier ne serait-ce que d’un millimètre, car ils fonctionnent à merveille. Vous pouvez pour votre part utiliser le calculateur de jupe circulaire de By Hand London, qui est entièrement gratuit.
Quoi qu’il en soit, voici les étapes que j’ai suivies – désolée de ne pas avoir pris de photos au fur et à mesure…
- Coupez une jupe cercle entier de la longueur souhaitée + 12,5 cm + les marges de couture (1,5 cm pour moi). La mienne mesure 90 cm de long au total ; il faut donc environ 5 m de tissu coupé dans le sens de la largeur (perpendiculairement à la lisière plutôt que parallèlement) pour éviter toute couture au milieux devant ou dos.
- Coupez une jupe en quart de cercle, plus courte de 12,5 cm que la jupe cercle entier+ les marges de couture. Il faut ici beaucoup moins de tissu (2 m) et vous pouvez la découper comme d’habitude si le tissu mesure 145 cm de large ou plus.
- Surfilez et cousez les coutures latérales des deux jupes, en laissant de la place d’un côté pour la fermeture éclair.
- Cousez deux rangées de fronces au bas de la jupe cercle entier. Comme il y a beaucoup de fronces à réaliser, je vous conseille vivement de marquer les quarts des deux jupes avant de continuer, afin que vos fronces soient réparties uniformément.
- Froncez progressivement le bas de la jupe cercle entier et épinglez-le à la jupe quart de cercle, endroit contre endroit. Je vous conseille de procéder quart par quart. Cela prend une éternité, mais peu importe…
- Cousez les bas des jupes ensemble, vérifiez s’il y a des plis ou des trous et corrigez-les.
- Retirez les fils de fronces et retournez les jupes à l’envers afin qu’elles soient désormais envers contre envers (comme vous porterez la jupe) et que les fronces soient cachées.
- Fixez la ceinture en haut. La mienne est un rectangle de tissu, entoilé et surfilé sur les petits côtés. La largeur est : tour de taille + 4 cm d’aisance + 1,5 cm x 2 de marge de couture. La hauteur est de 4 cm x 2 + 1,5 cm x 2 de marge de couture.
- Insérez une fermeture éclair invisible sur le côté, en cousant les deux jupes. Vous pouvez obtenir une finition plus soignée en ne prenant pas la jupe intérieure dans la fermeture éclair et en la juoe de doublure après, mais restons simples.
ET VOILÀ, C’EST TERMINÉ ! Joli petit ballon en bas…

… mais pas en haut:

Conclusion
Je suis ravie de cette création, même si je ne sais pas trop comment elle se repassera… Heureusement, le tissu est un superbe mélange de soie et de laine, donc il ne se froisse pas trop.
Faites-moi savoir si vous souhaitez un tutoriel complet, ça me motivera peut-être pour coudre une autre de ces petites merveilles !

Couture estivale : la combinaison blanche
Pour une fois, je n’ai pas seulement cousu des robes cet été, je me suis également lancée dans la confection de leur équivalent pantalon : la combinaison. Et comme je suis une grande fan des vêtements blancs pour cette saison (d’autant plus depuis que j’ai découvert Vanish Oxi Action pour éliminer les taches de crème solaire), ma combinaison estivale se devait d’être blanche.









Patron: j’ai utilisé le patron McCall7908/ M7908, que j’avais déjà cousu (trois fois) et commenté ici il y a quatre ans (que le temps passe vite).

J’avais vécu une véritable épreuve initiatique pour les ajustements, j’avais donc très envie de réutiliser ce patron ad nauseam. Mais je ne l’ai resorti de son enveloppe que cet hiver pour réaliser trois versions hivernales (manches longues, jambes longues) – il semble que je ne couds ce patron qu’en plusieurs exemplaires ! N’attendez pas trop les photos cependant, aucune n’a été prise, résulat de mon apnée bloguesque de ce deux dernières années !
Taille: taille 10 pour mon UK 8/ FR 36/ US 2, c’est ma taille standard pour les patrons Vogue/Butterick/McCall’s, même si le tableau des tailles m’indique que je devrais faire un 12/14. Cependant, j’ai dû faire un nombre ÉNORME d’ajustements pour que cette combinaison m’aille correctement, comme expliqué en détail ici. Les combinaisons sont généralement un véritable casse-tête pour moi, car j’ai un torse long (et des jambes courtes, à mon grand désespoir), et celle-ci n’a pas fait exception.
Modifications apportées au patron : j’ai effectué de nombreux ajustements pour que cette combinaison m’aille. Allongement du torse de 3 cm, ajout de 1 cm de largeur au niveau des hanches, réduction légère de la longueur de l’entrejambe, réduction de la largeur au niveau du dos, à la fois en haut du pantalon et en bas du corsage. J’ai cependant perdu du poids après avoir cousu ma combinaison, qui est désormais un peu trop ample, au secours! L’autre modification que j’ai apportée a été de remplacer la fermeture éclair apparente par une fermeture invisible. Je n’ai jamais vraiment compris comment coudre proprement une fermeture apparente, et de toute façon, je trouve qu’une fermeture invisible est beaucoup plus élégante. Enfin, j‘ai changé l’encolure en V pour une encolure ronde.
Niveau de difficulté : intermédiaire, en raison de la difficulté d’ajustement et des instructions obscures pour la pose de la fermeture éclair apparente (les explications sont vraiment mauvaises).
Tissu utilisé : j’ai utilisé un tissu léger semblable à du denim, en coton blanc, provenant de Croftmill, qui est toujours disponible ici. Il est légèrement extensible, ce que je recommande vivement pour cette combinaison, même si les instructions préconisent un tissu tissé classique.
Ce que j’aime : il y a beaucoup de choses que j’aime vraiment dans cette combinaison (étant donné qu’il s’agit de ma 7e version, vous l’aviez sûrement deviné) :
- J’aime beaucoup sa forme, avec son corsage ajusté, sa taille cintrée et son pantalon à jambes larges 7/8.
- La combinsaiso est très facile à enfiler et à retirer grâce à sa longue fermeture éclair sur le devant.
- Une fois que vous avez déterminé tous les ajustements à effectuer, la confection est très rapide et facile. La seule difficulté technique réside dans la fermeture éclair. Je recommande vivement de remplacer la fermeture apparente par une fermeture invisible.
- Ce patron offre de très jolis détails, tels que la fermeture éclair visible à l’avant (si vous la conservez) et les poches..
- Il propose différentes options de bonnets, ce que j’apprécie énormément car cela m’évite d’avoir à faire un ajustement forte poitrine(FBA).
Ce que je n’aime pas : malheureusement, je ne pense pas avoir eu autant de choses à redire sur un patron depuis longtemps (ceci dit, je ne couds presque que des robes, pas du tout le même défi d’ajustement) :
- L’effort considerable d’ajustement est extrêmement pénible; et le fait que le torse soit si court est vraiment agaçant.
- Les instructions pour insérer la fermeture éclair sont complètement inutiles. Si vous les suivez, vous devrez couper votre tissu dès le début du processus, risquant ainsi de le déchirer lorsque vous essayez l’ajustement avant d’installer la fermeture éclair. Je ne les ai toujours pas comprises…
- Les poches ne s’alignent pas avec les coutures du corsage dans toutes les tailles. Pour ma taille 10, cela fonctionnait à peu près (et je pense que la photo sur l’enveloppe doit être d’une taille similaire). Cependant, si vous regardez les dessins illustratifs et si vous lisez les commentaires sur les tailles plus grandes, l’alignement ne fonctionne pas, ce qui est vraiment dommage ! Je conseillerais fortement de redessiner les poches pour obtenir un alignement parfait.
- L’ordre d’assemblage indiqué dans les instructions n’est pas du tout pratique pour un vêtement nécessitant autant d’ajustements. Vous êtes censés assembler d’abord le haut, puis le bas, puis les assembler ensemble ; et vous surpiquez au fur et à mesure. J’ai assemblé cette combinaison (et toutes ses versions précédentes) d’une manière complètement différente : 1/ assembler le haut et le bas du dos – vérifier l’alignement des pinces ; 2/ assembler le haut et le bas du devant – vérifier l’alignement des pinces et des poches ; 3/ assembler le dos et le devant – vérifier l’ajustement, puis surpiquer ; 4/ installer la fermeture éclair.
Conclusion : malgré toutes ces réserves, j’aime beaucoup cette combinaison. Je l’ai beaucoup portée ces derniers mois et cela m’a donné envie de varier les patrons de combinaisons que j’utilise. Je dois juste me préparer à faire beaucoup d’ajustements…
Couture estivale : un nouveau jour, une nouvelle robe palmiers
Surfons sur cette incroyable vague de motivation et continuons la présentation de mes robes d’été ! Encore un motif bordure , encore des palmiers, mais un patron différent cette fois-ci.










Patron utilisé : M8211, que j’avais déjà cousu trois fois par les passé. Deux fois dans la version sans manche ici et ici, deux fois dans la version à manches bouffantes ici. J’avais tellement aimé ma première version sans manche (avec la jupe longue) que j’avais très envie de la refaire – cela ne m’a pris que trois ans !



Taille : taille 10 pour mon UK 8/ FR 36/ US 2. C’est ma taille standard pour les patrons Vogue/Butterick/ McCall’s/ Simplicity, même si le tableau des tailles m’indique que je devrais porter une taille 12/14. Je fais un bonnet E et je n’ai pas eu besoin d’un FBA, le devant du corsage offre suffisamment d’espace pour toutes les tailles.
Niveau de difficulté : cette robe est extrêmement facile à coudre, le corsage est très simple dans la version sans manches (moins dans la version à manches bouffantes, car il faut faire des ajustements de l’élastique).
Tissu utilisé : un coton léger avec un magnifique imprimé en bordure, acheté chez Stofaholic sur Instagram. Tatiania se procure de magnifiques tissus de créateurs, cela vaut largement tout l’effort d’importer depuis le Danemark !
Modifications apportées au patron : pour le corsage, j’ai retiré un peu de tissu à l’arrière, car le haut baillait légèrement (la taille était parfaite). La jupe est composée une fois encore de rectangles de tissu froncés à la taille, afin de conserver intact le joli motif en bordure.
Niveau d’amour : tellement joli et confortable à porter pendant les chaudes journées d’été ! Je suis enchantée.
