Un Rayon de Soleil dans mon Dressing
Avec le temps frais des dernières semaines, je me suis retenue de coudre des robes de plein été. Mais dès le premier rayon de soleil, je n’ai pas pu attendre plus longtemps : j’avais le patron, j’avais le tissu, en une petite journée une nouvelle petite robe a citrons avait rejoint mon dressing ! “Bienvenue” lui ont sans doute dit toutes ses petites copines (il y a foule!)…


Ce tissu fait partie de mon stock extensif de tissus à fruits. Même si ce n’est pas le premier que j’ai cousu, c’est le premier que j’ai acheté, après une recherche de plusieurs mois pour essayer de trouver quelque chose de similaire à cela.

Alors bien sûr le tissu Dolce & Gabbana est une soie alors que le mien est un coton ; mais à part cela, je crois que je préfère le mien, car je ce sont les citrons que j’adore, pas tant les tournesols. De mes trois tissus citrons, celui-ci est de loin mon favori, car les citrons sont plus gros et parfaitement mis en valeur par le fond blanc.

Quand au patron, j’ai à nouveau pioché dans la collection Vogue Custom Fit, avec V9100. Je suis une fan absolue de ces patrons, du fait de leurs différentes options de bonnets poitrine, qui m’évitent tout FBA (youpi !!!) et tombent absolument parfaitement pour ma morphologie. J’en ai d’ailleurs cousu un certain nombre (10 ?) ces derniers mois (voir ici, ici, ici et encore ici). Pour ce qui est de V9100, je l’ai découvert grâce à la magnifique version rouge de Leisl (ici).

Et ce patron ne m’a vraiment pas déçue ! J’ai choisi comme à mon habitude une taille 10 (rien à voir avec le 12-14 que m’indique le tableau des tailles) et un bonnet D. La poitrine était légèrement trop grande mais tout à fait réglable en enlevant un peu de tissu dans le bonnet. Une fois cela fait, l’ajustment est parfait.



J’ai fait quelques autres changements mineurs : j’ai remplacé la jupe froncée par une jupe en demi-cercle ; j’en entièrement doublé la robe car mon tissu était légèrement transparent (le patron ne préconise qu’une doublure du corsage); et j’ai cousu a la main un biais a l’ourlet, pour une finition plus nette et pour donner un peu de volume à la jupe.


Les aspects de ce patron que j’ai particulièrement appréciés sont les suivants :
- Il est vraiment très facile et rapide à coudre, tout à fait en ligne avec les indications données par Vogue. Même en la doublant entièrement, ma robe était montée en quelques heures – bon ensuite j’ai passé autant de temps à coudre mon ourlet a la mais mais cette deuxième étape n’est aucunement obligatoire !
- J’adore ce style très 50’s mais pas ridiculement vintage non plus.
- Avec son décolleté bas devant et au dos, cette robe est parfaite pour les grosses chaleurs (pas vraiment maintenant donc…) et très flatteuse sans être indécente.

La seule chose que je n’ai pas dans ce patron aimé est la recommandation de surpiquer l’intégralité de l’encolure pour maintenir la doublure en place. J’aurais nettement préféré une technique moins visible et je me suis d’ailleurs abstenue – j’ai recoupé mes marges de couture au maximum, bien repassé et cousu la doublure à la robe au niveau de la ceinture.
En conclusion, j’ai pris beaucoup de plaisir à coudre cette robe et je suis enchantée du résultat. Comme à mon habitude j’ai immédiatement remis cela et une deuxième version est déjà cousue dans un tissu très différent, qui me pose mystérieusement bien plus de problèmes d’ajustement– affaire à suivre

Ma Combinaison Sirocco
Si vous suivez ce blog depuis quelques temps, vous aurez remarqué que je suis de plus en plus obsédée par l’ajustement de mes vêtements faits-mains. Ma philosophie couture a pas mal évolué avec mes progrès techniques. Plutôt que la quantité, je cherche désormais la qualité : je veux maintenant coudre des vêtements qui tombent parfaitement ! Alors évidemment ca prend beaucoup plus longtemps – et j’aurais du m’y attendre en m’attaquant à une combi telle que Sirocco de Deer & Doe – le genre de vêtements qui ne me va jamais dans le commerce ! \lsdsemihidd

Sirocco fait partie de la dernière collection Deer & Doe et ce patron semble avoir beaucoup plu à la communauté couture, avec pleins de versions apparues très vite sur Instagram et Internet. Avant de m’y attaquer, j’ai bien regardé et très peu de couturières mentionnaient des problèmes d’ajustement – trop facile me suis-je dit !!! Avec mes épaules d’oiseau, mon bonnet E et mon torse bien trop long par rapport à mes jambes (bouhouhou…), j’aurais dû me méfier ! Cela m’a pris quatre tentatives pour obtenir la bonne version, arrrghhhh !!!
Toile #1 : est-ce que vraiment une combinaison ??? Pour une raison obscure je n’ai initialement pas bien suivi le tableau des tailles et je me suis retrouvée avec une combinaison bien trop petite de partout ! Enfin le problème principal, c’est qu’il me manquait 8cm entre le corsage et le pantalon, donc même en tirant très fort, impossible de joindre le haut et le bas ! Et malheureusement je n’ai plus vraiment l’âge pour le look nombril a l’air, que j’affectionne pourtant beaucoup…


Toile #2: décolleté plongeant! Dans ma frustration, je suis montée de deux tailles (sauf aux épaules) et j’ai ajouté les 8cm manquant uniquement dans le corsage… Quelle idée! Alors pour le coup le nombril est bien couvert mais le décolleté est carrément indécent… Au secours!!! 6

Toile#3 : on y est presque… Cette fois j’ai maintenu mes choix de taille (36 aux épaules, 40 ailleurs), je n’ai pas allongé le corsage mais j’ai doublé la largeur de la ceinture ; et j’ai enlevé 1cm de largeur de chaque côté, sur toute la longueur. L’ajustement est bon mais la ceinture est vraiment trop large à mon gout. J’ai aussi fait des expériences pour les longueurs de manches – je ne voyais pas trop la logique de manches courtes pour un vêtement si chaud ; et je préfère de loin l’esthétique des manches ¾.


Version #4 : on y est !!! J’ai pris de risque des faire encore quelques ajustements sur ma version finale : j’ai réduit la ceinture (précédemment doublée en largeur) de 2cm et j’ai reporté cet ajustement dans la longueur du corsage. Au final, le décolleté est un peu plus plongeant, mais rien d’indécent ! Et j’ai oublié de le mentionner précédemment mais les jambes étaient bien trop longues, j’ai coupé 7cm !



En résumé:
- Patron: Sirocco de Deer & Doe. J’ai choisi la combinaison longue mais une version courte est également proposée (qui ne m’a pas encore convaincue je l’avoue).
- Tissu : J’ai choisi ce jersey de Mondial Tissus – et il marche merveilleusement bien pour ce patron ! Deuxième version rose en cours…
- Niveau de couture : mis à part tous mes ajustements (qui me semblent assez spécifiques à ma morphologie), l’expérience couture est très facile, toutes les explications sont limpides et ça se monte tout seul! Encore plus avec une surjeteuse !
- Niveau d’amour : j’adore ce rendu super chic, qui contraste tant avec le ressenti pyjama super confortable, hihi !
Comment Coudre du Brocart Métallique
Je ne vais pas mentir, cet hiver a vraiment été pour moi la saison du brocart quibrille ! Ce tissu m’intimidait et je n’osais pas m’y attaquer, mais après en avoir acheté plus que de raison lors d’un passage chez Bennytex, j’ai finalement dû m’y mettre… Et au final, ça a été une expérience plutôt concluante : un grand nombre de très jolis projets à la clé ; et également beaucoup de nouvelles connaissances couture acquises sur le tas que je suis ravie de partager ici.



Je lis souvent sur les blogs et sur Instagram qu’en couture, il n’y a pas de règles strictes, seulement différentes manières de faire – des fois je ne suis pas vraiment sûre que c’est le cas ! En tout cas pour ce qui est de coudre avec du brocart métallique, il y a pleins de choses que j’aurais aimé savoir avant de me trouver confrontée au problème…
SI SEULEMENT J’AVAIS SU #1… LE BROCART S’EFFILOCHE INCROYABLEMENT!!! Donc dès que vous avez coupé toutes les pièces de votre patron, je vous conseille fortement de surfiler absolument tout, tout de suite!!! Et ce même si les pièces seront proses dans la doublure! Ça vous évitera des déchirures dans le futur; et beaucoup d’aspirateur pendant la couture!!!
SI SEULEMENT J’AVAIS SU #2… LE BROCART METALLIQUE GRATTE TERRIBLEMENT et est donc complètement insupportable sur la peau nue. Cela a plusieurs implications.
Premièrement, tout projet a besoin d’être intégralement doublé – une doublure partielle, ou pire pas de doublure du tout, ce n’est juste pas possible ! Je l’ai appris à mes dépends : mon joli ensemble argenté n’est pas du tout doublé, ni jupe ni haut, et donc complétement immettable, quoi que j’enfile dessous. A bon entendeur… A l’inverse mes deux robes sont entièrement doublées et sont un plaisir à porter sur la peau nue.



Deuxièmement, il est important de réfléchir à comment terminer vos encolures – c’est une zone très sensible ou la peau doit a tout pris être isolée du brocart. Pour mes deux robes, j’ai inséré un passepoil entre le tissu et la doublure – passepoil ton sur ton pour la robe rose et contrastant pour la robe bleue. Pour ce faire, j’ai cousu le passepoil à la robe avant de joindre ma doublure par l’encolure. Il est possible de faire la même chose avec un ruban de biais. Quel que soit votre choix, il vous faudra une matière douce au contact de la peau.


SI SEULEMENT J’AVAIS #3… LE BROCART EST TRES RIGIDE. Ce tissu n’a absolument aucune élasticité et par conséquent ne prend pas vraiment les formes du corps. Donc je ne le recommande pas pour les vêtements très ajustés comme ma mini-jupe, tout simplement parce qu’elle n’est pas très confortable à porter.

Je ne recommande pas non ce tissu plus pour une jupe très bouffante à la taille, sous risque de ressembler à une montgolfière, que votre taille soit fine ou non – j’ai essayé et je confirme que c’est très moche. Et une marge de couture bien large est une bonne idée, pour pouvoir vous permettre d’élargir un peu les zones critiques si besoin est – j’ai du ajuster la taille pour mes deux robes.
SI SEULEMENT J’AVAIS SU #4… LE BROCART ET LES POINTS MACHINE VISIBLE NE FONT PAS BON MENAGE. Donc préparez-vous à BEAUCOUP de couture à la main, surtout si vous voulez une jupe en cercle ! Pour mes deux robes et ma jupe longue, j’ai suivi les merveilleux conseils de Emily Hallmann: j’ai cousu un biais sur l’extérieur à la machine, l’ai retourné et j’ai réalisé toute la couture intérieure à la main, C’est long – 90 minutes chrono en main pour une jupe demi-cercle – mais c’est impeccable ! Et ça donne au bas de la jupe un peu de rigidité, effet jupon sans jupon en fait !


SI SEULEMENT J’AVAIS SU #5… LE BROCART A SOUVENT UN COTE TEXTURE PAS DU TOUT FACILE A COUDRE. Donc vous avez deux options : soit laisser cette texture visible et faire extrêmement attention à ne pas créer de plis disgracieux quand vous piquez vos coutures (comme pour ma mini-jupe). Ou tout simplement travailler sur l’autre face du tissu (comme pour ma jupe midi).

SI SEULEMENT J’AVAIS SU #6… LE BROCART EST UN TISSU MAGNIFIQUE, IL NE FAUT PAS HESITER A SE LANCER ! J’espère en tout cas que cet article vous aura aidés a démystifier la chose !
Un Manteau en Or?
Ayant récemment rempli ma garde-robe de robes style 50’s (mes plus récentes sont ici, ici et ici), il était grand temps que je couse un manteau de la même forme pour aller avec! Je vous présente donc le manteau Butterick B5966.


Si vous saviez comme je suis compliquée! Non seulement me fallait-il un manteau à jupes évasées, mais il fallait également que le patron comporte plusieurs options de bonnets poitrine – parce que depuis que j’ai découvert que ce genre de patron existait, il n’y a plus de retour en arrière… Bref, au final Butterick B5966 était en fait le seul patron répondant à ces contraintes drastiques!

J’ai choisi l’option C, sans col, longueur trois-quarts. J’ai supprimé les poches, les épaulettes et la ceinture; mais à part cela je n’ai pas fait d’altérations majeures.
J’ai beaucoup de mal à déterminer si j’aime ou pas ce manteau. Et cela m’arrive souvent quand la partie technique d’un patron a été décevante. J’aime beaucoup le résultat final , en particulier les belles courbes du dos.


Par contre je n’ai pas pris beaucoup de plaisir à le coudre, pour plusieurs raisons:
- Le tableau des tailles est complètement délirant, C’est beaucoup beaucoup trop grand!!! indicated Mes mesures indiquaient une taille 12/ bonnet C, j’ai coupé une taille 10/ bonnet C, et j’ai du reprendre de 1.5cm les coutures de côté et d’emmanchure. Ca a pris de siècles et m’a rendu complètement folle!!! Un point positif à noter ce pendant: l’ajustement poitrine était parfait, ouf!
- La qualité des finitions intérieures est très décevante. Il n’y a pas de parement en bas à proprement parler, c’est le pli d’ourlet qui en fait office, et le rendu avec la doublure (qui n’a pas de pli d’aisance) n’est vraiment pas enthousiasmant. Pas de parement dos, donc moche moche avec finition sans col. Le tout premier (et unique avant celui-ci) manteua que j’ai cousu est Ernest de Republique du Chiffon et tous ces détails étaient impecables, un vrai plaisir pour une couturière débutante ou confirmée!
- Les instructions du patron ne sont pas très claires. Là encore je compare à mon manteau Ernest, ou tout coulait de source. Ici je m’y suis reprise à plusieurs reprises pour comprendre le montage de la boutonnière…
- Et enfin je n’aime vraiment pas cette surpiqûre devant au niveau de la boutonnière. Je trouve que ça casse complètement la ligne du manteau, par ailleurs si épurée. Je suis en train de réfléchir très fort à comment l’enlever sans déchirer mon tissu…

Pour ceux qui aiment les petits détails, voici quelques photos des boutonnières invisibles:

les pinces poitrines parfaitement ajustées:

et la doublure intégrale:

Quand au tissu, c’est un scuba de poids moyen en provenance de Minerva Fabrics, toujours disponible ici. Le tissu est composé de deux épaisseurs collées l’une à l’autre: dessous, un scuba à proprement parler, blanc; et dessus un voile métallique doré. Ce tissu brille vraiment à la lumière, pas vraiment portable au quotidien mais très joli! Le site de Minerva Fabric donne une très bonne idée du rendu.

Je pense que je vais mettre ce manteau au compte-goutte, essentiellement pour les sorties du soir – et à vrai dire je le considère plus comme une toile que comme un projet fini! J’ai très envie de le refaire, mais en utilisant un tissu un peu plus portable et en adoptant les texhnique du manteau Ernest pour les parmentures et la doublure.
En résumé:
- Patron: Butterick B5966, qui représente à mon avis le gros avantage d’avoir différentes profondeurs de bonnets poitrine.
- Tissu: j’ai utilise un scuba metalique doré, en provenance de Minerva Craft et disponible ici. Il brille de tous feux donc je ne le recommende pas vraiment pour une tenue de tous les jours – et c’est la fille qui fait toutes ses sorties de l’école en vison et talons qui vous dit ca…
- Niveau de couture: je ne recommenderais pas à des débutants en couture, car les explicationsne sont pas vraiment claires et les finitions d
- Niveau d’amour: bof bof… J’adore la forme mais pas ce manteau, donc il va falloir m’y recoller avec un tissu plus portable au quotidien et de plus belles finitions!
